Wegovy et Mounjaro seront pris en charge par la Sécurité sociale à partir du 15 juin 2026, mais uniquement pour des patients répondant à des critères médicaux précis : IMC élevé (≥ 40) ou IMC entre 35 et 40 associé à au moins une comorbidité, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. La première prescription doit être faite par un spécialiste en structure adaptée, les renouvellements pouvant ensuite être assurés par votre médecin.
Qui est concerné par le remboursement de ces traitements contre l’obésité ?
Le remboursement n’est pas généralisé à tous ceux qui souhaitent perdre du poids. Il s’adresse prioritairement aux personnes atteintes d’obésité sévère ou massive évaluée par l’Indice de Masse Corporelle. Pour être éligible il faut répondre à deux types de situations : IMC ≥ 40 (prise en charge possible sans autre condition) ou IMC entre 35 et 40 associé à au moins une complication liée au poids.
Quelles comorbidités ouvrent droit au remboursement ?
Plusieurs pathologies liées au surpoids sont retenues pour l’accès au remboursement, parmi lesquelles le diabète de type 2, une hypertension artérielle traitée, un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère, une hypertriglycéridémie résistante, ou certaines atteintes hépatiques, rénales, respiratoires, articulaires ou fonctionnelles selon des critères médicaux. La présence d’au moins une de ces conditions permet d’envisager la prise en charge quand l’IMC est entre 35 et 40.

Que signifie « échec d’une prise en charge nutritionnelle » ?
Avant d’entrer dans ce traitement médicamenteux, il est attendu que le patient ait suivi au moins six mois d’accompagnement nutritionnel et d’activité physique ciblée et que la perte de poids soit insuffisante (typiquement inférieure à 5 %). L’objectif est d’éviter l’utilisation comme solution de premier recours et de s’assurer d’une prise en charge globale.
Comment se déroule le parcours médical pour obtenir les injections remboursées ?
La première prescription est encadrée et ne peut pas être initiée par votre médecin traitant. Elle doit provenir d’un médecin exerçant dans des structures spécialisées de prise en charge de l’obésité (centres hospitaliers, unités spécialisées, ou endocrinologues en lien avec ces centres). Ce spécialiste évaluera votre situation, remplira la documentation officielle et décidera de la mise en route.
Une fois la phase initiale validée, le suivi et les renouvellements peuvent être assurés par tout médecin. Le traitement s’inscrit généralement dans un suivi pluridisciplinaire impliquant diététicien, médecin et autres professionnels selon les besoins.
Quel reste à charge en pharmacie et quelles aides possibles ?
La Sécurité sociale rembourse ces médicaments au taux standard de 65 %. Le solde, appelé ticket modérateur, est en principe pris en charge par votre complémentaire santé selon votre contrat. Pour les patients reconnus en Affection de Longue Durée (ALD) en lien avec la pathologie, une prise en charge intégrale peut être envisagée au cas par cas. Avant la régulation, les prix varient fortement en pharmacie, ce qui créait des inégalités d’accès ; la décision de prise en charge fixe désormais un cadre plus équitable.

Effets attendus et limites du traitement
Wegovy (sémaglutide) et Mounjaro (tirzépatide) agissent en simulant des hormones intestinales qui réduisent la sensation de faim et ralentissent la vidange gastrique. Les études cliniques montrent des pertes de poids significatives, mais les résultats dépendent de la molécule, de la dose, du profil du patient et surtout du suivi associé.
Sur le plan tolérance, les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs au démarrage : nausées, vomissements, diarrhées ou constipation. Les médecins pratiquent une montée progressive des doses pour limiter ces désagréments. En cas de douleurs abdominales sévères ou persistantes, un avis médical rapide est nécessaire pour écarter des complications plus sérieuses.
Enfin, ces traitements ne sont pas « curatifs » à eux seuls : l’arrêt brutal sans consolidation des changements alimentaires et d’activité physique expose à une reprise de poids, parfois rapide.
Pièges fréquents à éviter
- Acheter des injecteurs en dehors des circuits officiels, ce qui peut être dangereux et illégal.
- Utiliser ces médicaments pour une perte de poids purement esthétique et marginale, privant ceux qui en ont un réel besoin.
- Sauter des repas en comptant uniquement sur l’effet coupe-faim, ce qui favorise la fonte musculaire plutôt que la perte de graisse.
FAQ
Mon médecin généraliste peut-il prescrire Wegovy ou Mounjaro dès le premier rendez-vous ?
Non. La première prescription doit être faite par un spécialiste exerçant dans une structure de prise en charge de l’obésité ou un endocrinologue en lien avec ces centres. Ensuite, les renouvellements peuvent être réalisés par votre médecin traitant.
Le remboursement s’applique-t-il si je suis simplement en surpoids ?
Non. Le dispositif cible les obésités sévères et massives selon les seuils d’IMC précisés plus haut et, pour certains patients, la présence de comorbidités associées.
Que se passe-t-il si j’arrête le traitement soudainement ?
Sans maintien d’un régime équilibré et d’une activité physique, il est probable que le poids se reconstitue progressivement. C’est pourquoi le traitement s’inscrit dans un parcours de soins complet.
Ces injections se prennent-elles chaque semaine ?
Oui, ces traitements sont administrés sous forme d’injections hebdomadaires, avec une adaptation progressive des doses par le médecin.
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Coach sportif certifié, Yannick Duval accompagne les lecteurs dans leur parcours fitness et santé en leur offrant des conseils pratiques pour progresser sereinement et durablement.