La sclérose en plaques est une maladie auto-immune chronique qui affecte le système nerveux central. Elle se caractérise par une inflammation et la destruction de la gaine de myéline qui protège les fibres nerveuses. Cette atteinte perturbe la transmission de l’influx nerveux, entraînant une grande variété de symptômes, variables d’une personne à l’autre. Si la sclérose en plaques ne peut être guérie à ce jour, des avancées thérapeutiques importantes ont permis d’améliorer considérablement la qualité de vie des patients et, dans certains cas, de prolonger leur espérance de vie.
Sclérose en plaques : causes, symptômes et diagnostic
La sclérose en plaques désigne un dysfonctionnement du système immunitaire dont les lésions entraînent principalement des perturbations motrices, cognitives, sensitives ou visuelles. Les causes exactes de ce problème de santé restent encore inconnues, mais une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux joue un rôle dans son développement. La sclérose en place n’est pas directement héréditaire, mais les personnes ayant des antécédents familiaux ont un risque légèrement plus élevé de développer la maladie.
Les symptômes de la sclérose en plaques varient d’une personne à l’autre et affectent différentes parties du corps. Les symptômes les plus courants sont :
- une fatigue qui ne disparait pas après le repos ;
- des troubles de la vision : vision floue, vision double ou inflammation du nerf optique ;
- des problèmes de mobilité : faiblesse musculaire, raideur musculaire, troubles de l’équilibre et difficultés à la marche ;
- des troubles sensitifs : engourdissements, picotements, douleurs ou sensations de brûlure ;
- des problèmes urinaires et intestinaux : incontinence ou constipation ;
- des troubles cognitifs : affectant la mémoire, la concentration et le raisonnement.
Le diagnostic de la sclérose en plaques s’appuie sur un ensemble de critères cliniques et paracliniques. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale et médullaire permet d’identifier les plaques tandis que la ponction lombaire consiste à analyser le liquide céphalo-rachidien à la recherche d’anomalies dans le système immunitaire.
Quels sont les traitements efficaces pour la sclérose en plaques ?
Il n’existe actuellement aucun remède contre la sclérose en plaques. Les soins disponibles à ce jour visent plutôt à prolonger le plus possible l’espérance de vie du patient. Cela passe par la gestion des poussées, le soulagement des symptômes et le ralentissement de la progression de la maladie. Le choix du traitement est personnalisé en fonction de divers facteurs, notamment l’âge, l’état de santé général, les antécédents médicaux, la forme et le stade de la maladie, les symptômes spécifiques, ainsi que les préférences du patient.
Compte tenu de la pluralité des parties du corps pouvant être touchées, la prise en charge de la sclérose en plaques est assurée par une équipe comprenant un neurologue, un médecin de rééducation, un kinésithérapeute, un orthophoniste et un ophtalmologue. Les poussées sont alors traitées avec des corticostéroïdes pour en réduire la durée tandis que les symptômes sont gérés individuellement avec des médicaments adaptés.
Il existe aussi des traitements de fond tels que les interférons bêta, l’acétate de glatiramère, le natalizumab, le fingolimod, l’ocrélizumab et le cladribine. Ceux-ci consistent à moduler ou supprimer l’activité du système immunitaire afin de réduire ainsi l’inflammation et la destruction de la gaine de myéline. Quant aux programmes de réadaptation, ils sont supervisés par un ergothérapeute ou un kinésithérapeute et sont déterminants pour maintenir une bonne qualité de vie. Enfin, aux stades avancés, un accueil en Ehpad peut être envisagé.

Quelle est l’espérance de vie lorsqu’on la sclérose en plaques ?
Par rapport à la population générale, la moyenne de l’espérance de vie avec cette maladie est réduite d’environ 6 ans chez les hommes et de 4 ans chez les femmes. Parmi les facteurs qui influencent cette moyenne, on retrouve principalement :
- le type de sclérose en plaques et sa sévérité ;
- l’âge au moment du diagnostic ;
- l’adhésion au traitement ;
- la présence d’autres problèmes de santé (maladies cardiovasculaires, diabète, dépression…) ;
- le mode de vie du patient (alimentation équilibrée, activité physique régulière, arrêt du tabac et gestion du stress).
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Laetitia Moreau est spécialisée en lifestyle et bien-être. Curieuse et passionnée, elle écrit sur des sujets qui allient équilibre de vie, santé mentale et astuces pratiques.